samedi 21 décembre 2019

Cadeau !


     La photo est à l'envers, je n'avais que mon ordinateur sous la main pour la faire. Pas grave. De toute façon, aucun titre à lire. C'est bien ce qui m'a plu dans ce livre récent de Sophie Kinsella, emprunté à la bibliothèque mercredi  : la surprise. D'ailleurs, en vérité, il s'intitule Surprends-moi
     Alors hier soir, en rentrant du travail, j'ai regardé la série de livres entamés dans la boîte près de mon lit et décidé que non. Noël se fête. Le début des vacances aussi. Je commencerais par quelque chose de différent, à lire d'une traite.
  
     Vacances de Noël. Nous y voilà. 
     Elles ont commencé sous de bons auspices car nous avons décidé de rendre cette saison plus chaleureuse au collège. Avec une collègue, nous avons lancé le Secret Santa, qui se fait à beaucoup d'endroits mais jusqu'ici pas chez nous. Il s'agit d'offrir un cadeau à un collègue, sans qu'il en sache la provenance, et nous en recevons un sur le même principe. Nous craignions une faible implication des collègues. "Si nous sommes trois à le faire, c'est pas drôle !". En fait nous étions quarante inscrits. Quarante ! La pile des cadeaux en salle des profs était réjouissante à voir.
     D'autre part, la principale adjointe a fomenté un coup terrible : elle nous a envoyé un message effrayant, un vendredi soir, disant que la salle des profs avait été terriblement dégradée… et qu'un sapin, un train électrique et des cadeaux étaient apparus. Un calendrier de l'avent pour nous ! elle avait préparé sa déco, ses paquets, en secret et a tout installé après un conseil de classe.
     Ni une ni deux, notre vengeance fut terrible. Nous lui avons concocté un calendrier de l'avent, tout d'un coup : chaque collègue qui le souhait préparait un petit cadeau, jusqu'à en avoir vingt-quatre sur la liste. Nous avons rencontré un écueil : trop de volontaires ! qui se sont partagé certains jours. Chacun précisait quel type de cadeau il envisageait et il y a eu peu de redites. 
     Hier matin donc, à la récréation du matin, ce fut le grand déballage et les surprises sans fin. Une vraie joie de finir l'année sur cette atmosphère. 
     La collègue qui m'a offert mon cadeau (…et dont je connaissais le nom, puisque j'avais contribué au tirage au sort) m'a peint un tableau !!! je ne savais même pas qu'elle peignait !

     Reste à se glisser dans les vacances comme dans un chausson, à en retirer le meilleur et à préparer l'année 2020. Quels projets pour 2020 ? difficile à dire. J'ai des idées, mais pas toutes encore. 
     Et puis j'ai encore beaucoup à lire pour compléter le défi lecture dont j'avais tout oublié jusqu'à fin novembre...

jeudi 5 décembre 2019

Décembre

J'ai eu l'impression de partir loin ce mois passé, mais le mois est passé justement. Avec ses caractéristiques habituelles. Je me suis glissée à nouveau dans une atmosphère plus, disons, normale, et plus joyeuse. Dans quelques minutes nous partons chercher le petit chiot que nous adoptons. Après le mois de la mort, le mois de la vie !

jeudi 14 novembre 2019

Champ de bataille


Fin du goûter.  Scène de désolation.  Je déteste ranger après le repas. Pourquoi, d'ailleurs ? Trop d'actions impliquées, de gestes, ça dans tel placard, le beurre au frigo, la carafe à remplir, le thé à vider au compost... trop compliqué.
     Apparemment mon homme est comme moi puisque sa place est restée jonchée des épluchures de pomme.
     C'est ça,  ma difficulté : admettre que le repas ne s'arrête pas quand on pose les couverts mais quand tout est rangé.  J'ai le même problème pour tout. Mais là,  tout de suite, il est temps de préparer la soupe pomme de terre - fanes de radis, parce qu'après j'ai cours de danse. Qui sera fini quand j'aurai remis les chaussons dans le tiroir et la tenue au lavage, donc...

samedi 2 novembre 2019

Novembre

Gris. Pluie. Frais. Nuit.
On replonge.

Je veux écrire, mais le fichier n'a …

Bon. Soyons précis. Je n'ai aucune tranquillité d'esprit en ce moment.
Dans la phrase "Je veux écrire, mais le fichier n'a …", j'ai été interrompue au moment de la virgule par mon petit dernier, au pied de l'escalier, criant "maman ?". Je voulais dire qu'hier, je n'avais pas eu le temps d'allumer l'ordinateur qu'il m'appelait déjà et grimpait les marches pour me débusquer. Et là, le fichier texte n'a pas eu le temps de s'ouvrir. Je veux m'y atteler, écrire ce roman qui me rôde en tête depuis des années, et j'ai choisi novembre pour le faire, parce que de toute façon novembre est déjà une épreuve en soi, alors autant le blinder à fond. Mais les vacances, la vie de famille, compliquent. Jamais de solitude. J'ai pu écrire deux pages hier matin entre 6h et 6h30. Ce matin j'ai décidé de dormir. Autant dire que c'est mort pour la journée. J'aurais un peu de temps le soir, entre 22h et 23h, mais mon esprit n'y est plus. Alors ? sais pas.

Précisons que dans ma fameuse phrase "Je veux écrire, mais le fichier n'a …", au moment des points de suspension, c'est mon 2e qui a hurlé à la mort au pied de l'escalier, m'obligeant à foncer, parce qu'il avait mal au ventre. Cet énergumène a avalé une bille hier. J'oscille entre soulagement profond (Dieu merci ça ne s'est pas coincé dans l'oesophage), colère (mais il pensait à quoi en mettant ça dans sa bouche ??? il a six ans !!!) et inquiétude (tant qu'elle ne sera pas sortie, on ne sera pas tranquille). Heureusement c'est passé dans la gorge, heureusement je ne l'ai su qu'après quand il a fondu en larmes et parlé d'une grosse bêtise, il s'est fait peur ; heureusement quand c'est arrivé ses deux grands frères étaient dans la pièce et tous les deux ont appris les gestes de premiers secours à la fac, je me dis qu'on aurait pu s'en sortir peut-être, et heureusement encore la question ne se pose plus.

Mais j'en pleurerais.

Ecrire un roman ?
Tu plaisantes.
Regarde la pluie par la fenêtre et oublie toute ambition.

samedi 12 octobre 2019

Mon vice



          Ce n'est pas que j'aime lire.  C'est que ne pas lire est impensable.
          Je ne suis pas sûre d'avoir passé cette année ne serait-ce qu'une journée sans lire au moins un peu. Nous sommes en octobre et la liste des livres lus en est à 86 titres.
          Forcément, c'est un budget. Même si je limite les pots cassés en :
- empruntant dans deux bibliothèques de mon secteur
- empruntant à la bibliothèque numérique de Paris
- parfois en empruntant auprès d'amies
- en relisant, beaucoup
- en achetant des versions kindle moins chères
- en téléchargeant des versions kindle gratuites pour tous les classiques (ex : Zola)
- en achetant pas mal d'occasion sur Momox shop
- en revendant sur le même site les livres que je suis sûre de ne pas relire.
          Bref. Je fais ce qui est en mon possible, cependant me demander de lire moins, ou de lire autre chose parce que ce serait moins cher est tout simplement hors de question. Non. Je choisis mes lectures. Point. Avec d'autant moins de remords qu'elles m'apportent tant.
           Pourtant, parfois, les choses s'emballent. Il y a un an et demi, je me suis rendu compte que j'avais quand même 62 livres en stock. Beaucoup trop. Je parle là non pas de ma bibliothèque (qui en contient beauuuuucoup plus que ça) mais de la pile à lire, les ouvrages achetés en attente de lecture. Alors j'ai commencé mon opération diminution. Peu à peu, descendre à trente ouvrages avant de pouvoir en racheter. Je l'ai fait. Cela m'a pris six mois (…car j'empruntais toujours autant en plus de lire mes livres) mais j'ai lu la moitié. Puis tout le stock. Et à présent, c'est fait. Tout a été lu. J'en ai racheté, bien sûr. Mais comment faire pour s'encombrer moins en prenant tout autant de plaisir ?
          Je me suis instauré la règle des 10.
          Le principe : acheter les livres par série de dix. Je détermine patiemment dix livres que j'ai vraiment envie de lire. Je les achète. Et j'attends d'avoir fini ces dix pour racheter le lot suivant. C'est la deuxième fois que je fais ça, là j'entame juste la deuxième série. Bien plus agréable que d'acheter tout et n'importe quoi car :
- ça prend moins de place
- cela donne une tendance, une atmosphère à la période, en fonction de mes choix
- le choix est plus limité et c'est reposant
- j'ai l'impression d'avancer sur un chemin que je me suis choisi
- je sais que j'ai de quoi lire sans problème pour un mois et demi ou deux mois, et ensuite j'aurai le plaisir de me constituer la liste suivante…
           Est-ce que j'économise de l'argent ? Sais pas trop. Je repousse certains achats, forcément. Donc peut-être. Mais surtout, je donne plus de valeur à la lecture en cours. Plus de plaisir pour faire la même chose : un arrangement gagnant.

    La liste actuelle comprend les titres suivants : 

- La correspondance de Françoise Dolto de 1938 à sa mort
- Famille en transition écologique, J. Pichon
- Tokyo Sanpo, F. Chavouet
- Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, V. Grimaldi (offert par une amie)
- La Sorcière, C. Läckberg
- ça commence par moi, J. Vidal
- Journal pauvre, F. Germanaud
- Dix minutes par jour, C. Gamberale
- Leçons de danse, leçons de vie, W. Byars
- Rapt, W. Gallhager

Ajoutons toujours un volume de Zola en cours, des lectures pour le travail, un livre audio en voiture, un manga aux toilettes, un autre bouquin dans les autres toilettes, un livre sur les finances dans le kindle… Bref. Je ne crains pas la pénurie. Et je ne parle même pas des emprunts en cours !

dimanche 29 septembre 2019

Incident culinaire


Ceci est une crème pâtissière.
Il me reste quelques crêpes d'hier soir.  En général on oublie les dernières dans le four sur une assiette et trois jours plus tard elles ne sont plus bonnes qu'à être lancées dans le poulailler façon frisbee. Au moins, quelqu'un les mange. Piètre consolation.
Cette fois j'ai voulu anticiper. Préparer une crème,  ajouter des dés de fruits et zou ! On aura notre dessert.
Je viens de soulever le couvercle. Elle est bien pâlotte, cette crème.
Tu m'étonnes . J'ai oublié les jaunes d'oeuf.
Test gustatif : goût standard.
Moralité , la prochaine fois que je manque d'oeufs pour cette recette, je m'en passerai ! J'ai souvent oublié les oeufs dans la pâte å crêpes et ça ne fait pas la moindre différence de texture ni vraiment de goût . Juste la couleur !
Ça tombe bien, se dit la flemmarde en moi . Je ne savais pas quoi faire des blancs.

jeudi 12 septembre 2019

Sourire


        L'idée m'est venue au fil de l'été.
        Le sourire a bien certainement des vertus thérapeutiques. Doit améliorer la vie, la chance, la santé, le compte en banque, tout, non ? Il faudrait faire une enquête. Ecrire un livre sur le sujet.
       Comme à chaque idée géniale qui me traverse l'esprit, j'ai fait ce que je fais toujours : j'ai vérifié qui l'avait déjà eue avant, et si le livre était déjà écrit.
       Comme à chaque fois, il l'était. 
       Je pourrais être déçue de passer mon temps à inventer l'eau chaude. Au contraire. Que d'économies d'énergie : il ne s'agissait plus de plonger dans la réflexion mais juste dans un livre. Bien plus rapide.
       J'ai donc chargé sur ma liseuse, et lu, La Force du Sourire, d'Isabelle Crouzet. Bonne et mauvaise nouvelle : il n'épuise pas du tout le sujet. Il me semble qu'on pourrait en dire tellement plus sur le sujet. J'aurais aimé en savoir davantage. Mais cette entrée en matière était appréciable.
   
     D'expérience, le sourire débloque tout. Tu stresses ? Force-toi à sourire. Quelques minutes plus tard, tu te sens déjà mieux. Les miracles de l'interaction corps-esprit. Le plus gros écueil étant que par réflexe, si on n'est pas souriant, on ne pense pas à sourire. Je crois beaucoup au sourire intérieur. Léger, latent, qui flotte sur le coin des lèvres. Plus confortable aussi quand on ne souhaite pas s'afficher auprès des autres ou se retrouver en décalage. Hurler de rire devant le journal du soir peut sembler déplacé. Un léger sourire aura toujours une excuse.

       Alors souriez. Vous êtes filmés (en fait non mais… si parfois… oh et puis après tout, trouvez-moi un inconvénient au sourire ? ça fatigue les zygomatiques ?)