mercredi 20 juin 2018

Semainier


      En matière de ménage, j'ai tout essayé. Ne rien faire (souvent). Me donner un rythme, une routine (et la suivre…ou pas). Des tâches hyper précises tirées au sort chaque jour, pendant assez longtemps. 
     En définitive, je ne suis jamais arrivée au stade ultime : celui de l'automatisme. Celui où les choses se font toutes seules sans que tu aies besoin de réfléchir. Celui où plus rien ne pèse sur ton esprit, donc.

     Alors, nouvelle tentative de simplification.
    
    Routine quotidienne : 
- faire le lit le matin (enfin, tirer la couette)
- brosser la cuvette des toilettes (on a beau être six en ce moment à la maison, personne ne semble le faire. Jamais)
- passer l'aspirateur là où ça urge
- ramasser dix "vagabonds"(dix objets égarés au mauvais endroit) et les ramener chez eux
- la vaisselle
- m'occuper du linge 15 mn
- faire la mission du jour (lundi, lavabo, mardi, plumeau…et ainsi de suite)
- et : UN CHIFFON.

Technique déjà testée et approuvée. Au lieu de déterminer quoi nettoyer, choisis l'outil. Prends un chiffon microfibre et nettoie n'importe quoi qui se présente. C'est très efficace car aucune durée temporelle imposée, donc tu commences. Et puis, tant que tu y es et que ton chiffon reste propre, tu continues. Un peu. Et encore un peu.

Pour insister sur la régularité j'ai bricolé un semainier de chiffons. Un vieux classeur souple abîmé, découpé, a servi de support à sept petites pinces à linges en bois. Sur chacune l'initiale du jour.




     Tout cela est fixé de façon très empirique dans le placard sous l'escalier (bon d'accord, un vieux bâton qui traînait passe dans un trou de fixation du chauffe-eau et dans les anneaux). Esthétique moyenne mais suffisante pour le placard à balais. Et surtout cela reste maniable. 
    

 Objectif : prendre chaque jour mon  petit chiffon et aller nettoyer où ça me chante. En fin de semaine, cocher les jours de nettoyage. Essayer peu  à peu de vider le plus possible le semainier. C'est une façon de matérialiser le calendrier et de m'inciter à la régularité. Au fond, le ménage, c'est surtout ça non ? un peu tous les jours plutôt que beaucoup un jour sur vingt.

jeudi 14 juin 2018

Tenir

     Rude semaine. Mon petit de presque cinq ans malade lundi, très forte fièvre sans autre symptôme. Moi, pas mieux : maux de ventre et nausées. Et non, je ne suis pas enceinte, ou mon mari l'est aussi puisqu'il avait la même chose la semaine passée. Un petit virus doit traîner. Et voilà qu'hier, mon fils qui allait mieux rentre de l'école avec un mal de tête pas possible. On tient, on tient. De toute façon j'ai cours aujourd'hui et dois y aller, l'homme se sacrifiera s'il le faut. Pas question que les 3e loupent leurs séances à deux semaines de l'examen.

     (au passage, petite aide pour tenir en cas de nausées qui s'apprêtent à tourner mal : la cohérence cardiaque. C'est la 3e fois en deux ans que j'échappe aux vomissements grâce à cette simple réaction : inspirer, expirer, inspirer… et ça passe. Ouf).

     Tenir. C'est aussi le signe que la base est en place. Dans la chambre, près du lit, je devais régulièrement refaire du tri. Le bordel. La marée de papiers / kleenex / bouquins…  J'ai à nouveau rangé il y a quelques jours, un peu différemment. Pour l'instant ça marche : je replace les livres au bon endroit, les cahiers, les stylos, mon vieux-téléphone-qui-sert-de-réveil, le mouchoir de secours. Non par vertu mais parce que c'est aussi simple de le faire que de ne pas le faire. On verra sur le long terme.
     Mais on a trouvé la solution pour imposer une habitude quand il est plus facile de la suivre que de ne PAS la suivre.
     Et on tient =-!

dimanche 10 juin 2018

Ménagère

     Je me heurte à un dilemme récurrent au fil des années. Enfin, dilemme… n'exagérons rien. Il ne s'agit que de ménage (encore que ? Et si le ménage avait une dimension plus spirituelle ? on n'est pas à l'abri).
     J'aimerais vivre dans une maison ordonnée, propre, apaisante.
     Notons qu'en sélectionnant un petit bout de pièce, on peut avoir cette impression. Bon d'accord. J'ai VRAIMENT rangé la chambre. Ce n'est pas le cas de toute la maison encore (bien que le projet "dégraisse ta maison en vue d'une bonne Konmarisation avance). 
     J'ai toujours eu un rapport ambivalent avec l'ordre / la saleté / la poussière. J'aime que ce soit propre et rangé (comme tout le monde, non ?). Je n'aime pas faire l'effort pour que tout soit propre et rangé (comme tout le monde, non ?). Ajoutons que le temps passé à ranger ou nettoyer est toujours pris sur une autre tâche plus urgente / valorisante / plaisante (on parle des 60 bouquins qui attendent près du lit ?). 
     Pour compliquer, compléter, comme on voudra… se joue un rapport d'ego. Le cliché de la femme qui prend soin de la maison me sort par les yeux. Quand on travaille, qu'on a une vie sociale, intellectuelle, on ne voit pas pourquoi on serait désignée comme LA référente ménage de la maison. Après tout je ne suis pas seule à salir, pourquoi serais-je la seule à laver?
     Sauf que le rapport de l'homme au ménage est différent. Il en fait un peu, par petites touches, mais peut laisser un truc dans son jus pendant des siècles (moi aussi, remarquez. Juste, on ne laisse pas les mêmes trucs dans les mêmes jus). Je HAIS l'idée que si je veux une maison propre, c'est à Bobonne, à la ménagère-de-moins-de-cinquante-ans, de s'y coller. 
     Et le modèle parental ? Chez mes parents, le modèle ne m'allait pas non plus. La maison n'était pas très propre. La poussière était faite une fois par semaine, les sols aussi. Quel que soit le degré de salissure entre temps,  ou quasi. Ma mère était au foyer, ça ne me faisait pas rêver. D'un côté j'enviais les maisons des maniaques, toujours nickel. D'un autre côté j'avais pitié d'eux, d'elles surtout : rien d'autre à faire que de nettoyer ? vraiment ? y'a pas plus important dans la vie quand même ?

      Soyons réaliste. Si je veux une maison clean, je devrai me l'offrir moi-même. Parions sur l'imitation : quand tu fais tout bien, l'homme a des scrupules à ne pas maintenir le niveau derrière. MAIS : il faudra que ce soit
- hyper rapide
- hyper efficace
- hyper facile
- et même, un peu plaisant, tiens (soyons fou).
J'ai donc commandé un lot de bonnes microfibres épaisses. Je vais me faire un semainier, en placer une par jour de la semaine (pour m'inciter à me mettre au travail chaque jour).
Ordre, organisation : aucun. Je prends la lingette et je nettoie ce que bon me semble. Parions là encore sur le fait que, quitte à avoir commencé, j'aurai envie d'en faire encore un peu, et un peu…
     Histoire à suivre !
     Objectif : avoir la maison de la maniaque, la détente en plus...

dimanche 3 juin 2018

Box

   J'allais raconter comment j'ai décidé aujourd'hui de ne pas émettre une seule critique, pas une, à l'encontre de mon homme, et à quel point je vois que je suis inutilement critique tout le temps avec lui (et au passage "point" et "potin" comportent les mêmes lettres, j'ai tapé trop vite et découvert ça !).
     Et puis je jette un oeil au blog de Caroline la Malouine et découvre la box Hygge qu'elle a reçu. Tiens, connaissais pas celle-là, bonne idée. 
     Mais tout compte fait, on peut facilement élargir cette idée cadeau. Les box sont à la mode et ça se comprend : recevoir une jolie boîte avec un contenu original, différent, attendre une surprise le mois suivant. Super.
     Cela prendrait un peu de temps mais pourquoi pas concocter à quelqu'un une box faite maison ? Trouver un joli contenant. Un nom, un titre, quelque chose à imprimer dessus. Rassembler différentes choses qui lui plairaient, pas forcément coûteuses, mais des petits plaisirs, des clins d'oeil. Et pourquoi pas offrir deux boîtes dont l'autre sera à ouvrir à une date ultérieure. 
     J'ai souvenir d'avoir fait quelque chose du genre il y a fort longtemps. Une amie partait vivre à l'autre bout de la France, trop loin. Nous lui avions préparé 52 petites surprises emballées pour qu'elle ait chaque semaine une petite pensée de notre part. C'était tout et n'importe quoi (un sachet de thé, un soin, et ne lui aurais-je pas emballé une patate pour qu'elle garde la patate ? ). La valeur totale devait avoisiner le néant, on était toutes étudiantes et fauchées. Mais chaque semaine, on était un peu ensemble et c'était réconfortant.
     Alors voilà. Je milite pour la box personnalisée. J'ai reçu 3 boxes La Kube en cadeau, et c'était super, et la version enfant qui va sortir ferait un super cadeau d'anniversaire à mon fils. Mais faire une box "rien que pour toi", c'est de l'amusement avant, pendant, après. Je vais réessayer ça !
     Et merci Caroline, ça m'a évité un billet sur les râleries et les critiques :)

vendredi 25 mai 2018

Silicone

     Ces objets qu'on achète parce qu'on les veut là-tout-de-suite et qui ne servent pas…
     Comme ces deux petits couvercles silicone destinés à couvrir une tasse, un mug pour garder le contenu au chaud. Et ça marche, d'ailleurs. Sauf que je ne les utilisais pas. La flemme de le prendre, de le poser, de le soulever. Pas besoin.
      Depuis quelques mois ils servent tous les matins : 

     Je chauffe les tasses des enfants. Je pose le couvercle. Puis on va les réveiller. Tout est prêt dès qu'ils posent le pied dans la cuisine. D'ailleurs il faut échanger les couvercles de jour en jour car tous les deux ont un faible pour le pingouin… Equité !
     Dans le même ordre d'idée j'ai acheté il y a un an cette boîte : 

Petit format (comme une boîte à thé), base céramique, couvercle en bois. Elle me plaît. Et je ne sais pas du tout à quoi elle pourrait me servir… des idées ?

mardi 22 mai 2018

Lestée

      Comment se créer une envie.
      Il y a quelques mois, sur Le Blog Bleu, il était question de "gravity blanket", une marque de couverture lestée. Le concept : une couverture qui a du poids, dix pour cent de celui de l'utilisateur, pour se retrouver contenu, serré dessous comme pendant un câlin. 
      J'ai totalement oublié jusqu'à hier. On a pique-niqué dans le jardin. Les enfants se sont allongés sur mon dos, un puis deux puis le petit dernier qui passait par-dessus en nous faisant rire. Et j'aime ce poids sur moi. J'ai toujours aimé. Souvenir de photos amusantes avec des amies, il y a quinze, vingt ans de ça : "Mais … je vais t'écraser ?" et je répondais : "J'adore être écrasée !". Ce qui les faisait rire. Et c'était vrai. Un poids sur moi me réconforte.
     Pour autant mettre deux cent euros pour un objet dont rien ne prouve que sa fréquentation me plairait, c'est risqué. Il existe une version DIY à base de sachets de riz scotchés ou cousus… beaucoup de manipulations pour un résultat sûrement moche et…bruyant. Laisse tomber. Tu veux te détendre, tu empoignes ta couverture bricolée pendant des heures et ça fait un bruit de sachet plastique.
     Conclusion ?
     J'ai besoin de tester cette sensation. Mais je me promets de le faire par un biais non coûteux, aussi créatif que je pourrai, pour m'assurer que l'Objet ne finira pas en tas au fond de l'armoire.
     Quant à la question : pourquoi aimer être écrasé ? pas de réponse simple. Ce type de couverture est destiné aux enfants autistes, ou qui ont des troubles du type TDAH (encore que… depuis qu'on sait que le concept a été fondé par un médecin qui cherchait à "créer" une nouvelle maladie pour refiler un excédent de ritaline, ça calme…), ou aux adultes anxieux, insomniaques.
     Est-ce le poids sur les muscles, façon massage ? La présence d'une personne chère plaquée sur soi ? le fait de se sentir poussé dans le sol ? J'aime que mes enfants (une quarantaine de kilos à eux trois) jouent au millefeuille avec moi. Sauf s'ils se mettent à sauter !

dimanche 13 mai 2018

Solution

Incroyable.
On a résolu le problème.

Le salon a toujours été vite débordant de jouets. On a beau chercher, trouver des idées et solutions de rangement, ça déborde, ça reste sorti, les garçons ne rangent pas derrière eux et quand je vois mon bazar étalé, je me dis qu'ils ont de qui tenir.

Pourtant, j'ai lu le début de Simplicity Parenting (Kim J. Payne) et ai été convaincue par son constat : la surabondance crée du stress chez l'enfant. Diminuer de moitié, voire plus, la quantité de jouets qui les entoure les aide. Mes enfants n'ont pas une avalanche de choses, mais quand même. En multipliant les jouets pour chaque âge et au fil des années, ça fait beaucoup.

La solution m'est venue l'autre jour d'une vidéo de Vasseur Beauty. Une Youtubeuse que j'aime bien car tout en contraste : la parfaite poupée Barbie blonde californienne, et pourtant (étonnamment) du bon sens. Pour son fils, qui a l'âge de mon dernier ou guère plus, sa solution pour garder un salon en ordre : chaque matin elle lui donne la boîte de jouets du jour. Cette boîte en contient 15, de sortes variées, et elle prépare plusieurs boîtes à l'avance. Son fils adore ouvrir sa boîte chaque jour, et en même temps, il ne peut pas y avoir plus de 15 jouets qui traînent au salon. Mais bien sûr ! quelle riche idée !

Et nous avons décidé de le faire. A notre façon : la cuisine Ikéa et toute la petite dînette resteraient en permanence au salon. On garderait dans un petit panier deux ou trois livres fétiches, mais on a ôté tous les autres, puis rajouté deux ou trois qui tourneront chaque semaine avec le reste du stock. Grosse perplexité de mon bébé qui voyait les caisses de jouets quitter le salon inexplicablement. Dans le bureau, j'ai tout trié par catégorie : jouets qui font du bruit, jouets de construction, balles, etc… Puis pris un de chaque caisse, mis le tout dans une autre caisse qui a été replacée dans le salon. Et voilà. Maintenant, il a quelques jouets permanents, plus trois livres tournants et six ou sept jouets particuliers pour la semaine. Cela suffit car il est assez souvent chez nounou en journée. Et à vrai dire, il a beaucoup plus joué ces derniers jours qu'avant. Il prend le temps de découvrir le contenu de la caisse. Effet collatéral : ses frères ont joué comme des dingues avec ce qu'on avait sorti (on a beau être grand, les jouets de bébé, c'est marrant). Je valide donc : moins, mais mieux.

Après tout je fais la même chose quand je décide que ce mois-ci, j'utiliserai tel fard à paupières, point final. Et je ne me sens pas brimée. 

mercredi 2 mai 2018

Commencer

     Nous sommes rentrés cette nuit de cinq jours de vacances. Appartement de standing en airbnb,  décoration soignée,  lieux épurés.  Et hier soir, enfin, dans la nuit, nous ré gagnons notre logement. Partis après deux jours d'occupation intense et visite d'amis, autant dire que les enfants ont tout retourné dans les jouets (normal, ils étaient 7en tout). Ne parlons pas du linge qui traîne PARTOUT, du bordel ambiant. La maison semble avoir subi une explosion nucléaire.  Stuffocation,  selon le titre de ce bouquin dont j'ai lu l'introduction (mais sans l'acheter car je veux limiter mes achats de livres).
      Je m'étais dit : allez. "Konmarise" ta maison, donne-toi six mois, début mai-fin octobre, élague.
     Là,  je confirme. État des lieux : effrayant. Je ne sais même pas par quoi commencer.
     Un état des lieux peut-être ?
Des photos.

mardi 24 avril 2018

Messagerie

     J'ai tendance à consulter ma messagerie souvent. Trop souvent en proportion du nombre de messages que j'y reçois. Disons, une dizaine de fois par jour à la maison, un peu plus au travail ? Bon, ça va. Je ne suis pas frénétiquement cramponnée aux messages. Au travail comme ce matin, c'est surtout une recherche opportuniste de divertissement facile et en (presque) bonne conscience, quand je m'ennuie, en plein milieu d'une tâche désagréable (exemple au milieu de cette rédaction de brevet blanc carrément hors sujet et avec cinq erreurs par ligne au bas mot).
     Bon. Admettons. J'aime bien découvrir un nouveau message. Même si ce n'est pas quelque chose de transcendant huit fois sur dix (une pub, un document du travail). 

     J'ai trouvé une solution simple et efficace pour que ma messagerie ne gonfle pas en volume et pour réguler ma consultation de mails en douceur. Non. Pas une solution simple. Une solution plus-simple-tu-meurs.

     A chaque fois que j'ouvre ma messagerie, je m'oblige à éliminer au minimum un mail.

     Effets directs :

- j'en laisse stagner beaucoup moins
- comme je me suis désabonnée de nombreuses newsletters et en reçois peu, je réfléchis à deux fois quand j'ouvre Gmail, parce qu'il me faudra peut-être détruire un de ces messages des quelques blogs que je VEUX lire, dont je reçois les messages mais dont je repousse la lecture car très longs et en anglais. Mais bien. Sachant cela, si je n'ai pas cinq vraies minutes devant moi, j'évite carrément de consulter mes mails.

     Voilà qui ne s'appelle pas inventer l'eau chaude mais depuis que j'ai adopté ce principe, j'ai largement diminué l'avalanche des messages !

mercredi 18 avril 2018

Télévision

     Il est 14h et j'ai déjà regardé environ trois programmes à la télévision.
     Je n'en suis ni fière ni honteuse. La télévision n'est ni bonne, ni mauvaise : elle est ce qu'on en fait et ce qu'on y prend. J'y déteste les jeux, les pubs, j'aime y voir des reportages, des télécrochets, je suis assez standard, probablement.
     N'essayez pas de me culpabiliser : "Oh, moi la télé je ne la regarde jamais" "je n'en ai pas", "c'est mauvais pour les enfants". Je m'en sers pour me divertir, apprendre, découvrir, m'abrutir souvent et ça marche très bien d'ailleurs. Mais personne ne m'oblige à l'allumer. Je suis sûrement capable de m'abrutir sans (même si, à l'évidence, en lisant du Kant, l'abrutissement tourne plus vite à l'assoupissement ce qui n'est pas plus mal pour le sommeil).

     Journée un peu spéciale. Seule à la maison, avec un petit ce matin, deux petits depuis la sortie de l'école. Mon "moyen", quatre ans et demi, râleur, chouineur, rieur, casse-pieds et adorable, est parti ce matin en classe de mer. Il laisse un vide. Un calme inhabituel. Ce matin j'ai décidé de commencer fort. Attention journée spécial M6, une chaîne qui m'évite de trop réfléchir…encore que, là aussi, on peut toujours !

- en replay, Enquête exclusive de dimanche dernier sur les ultras riches. Je suis souvent touchée par les reportages sur les gens pauvres, et j'aime aussi regarder les reportages sur les gens très riches, comme une curiosité ethnographique. Souvent très amusant. Pas du tout tentant. Pas plus qu'on ne va en Birmanie pour y vivre, mais juste pour visiter, quoi. Cependant, aujourd'hui, j'ai calé très tôt. Pas amusant du tout. Un magnat de la mode partait en jet privé avec une douzaine de top models fort russes et fort dévêtues. Ah oui ? C'est à ça que sert la richesse ? L'une d'elles se dandinait poitrine nue sur de la musique. La frugale qui sommeille en moi s'est immédiatement dit : attends… même fauchée je pourrais le faire…. quand à le faire faire à quelqu'un devant moi, soit ça exige du fric et c'est donc du commerce, soit quelqu'un t'aime beaucoup et le fait gratis, ça s'appelle de l'amour… la solution la plus économique est aussi la plus belle. Elle témoignait ensuite au micro : "Le ciel bleu ! le soleil ! regardez ! " . Le rêve quoi ! devinez quoi ? Là en ce moment, dans ma campagne : le ciel bleu. Le soleil. Le rêve à domicile. 
     Tout ceci me fait sourire. Tant de naïveté. Pourquoi nous montre-t-on toujours des riches écervelés? Est-on obligé d'être stupide au-delà du premier million d'euros ? est-ce qu'on est obligé de s'acheter du caviar ou on a encore droit aux pommes bio du marché d'à côté ? Ces gens-là étaient-ils plus futés avant d'avoir tout ce fric ? Sur ce point je suis totalement d'accord avec T. Harv Eker : devenir riche ne vous rend ni pire ni meilleur. ça ne fait qu'accentuer ce que vous êtes déjà. 
     Echec, donc. Frustration. J'ai jeté l'éponge au bout de dix minutes et trois accélérations vaines (eh non, le yacht ne me tente pas plus que le jet, vraiment).

- en replay toujours, Recherche appartement ou maison. Celui d'hier soir. Je suis très fan des émissions mainstream de ce genre, j'adore visiter virtuellement des maisons, et tout ce que ça dit aussi de la psychologie humaine. Sous couvert de rationnel (je veux deux chambres car on a un enfant), se joue tout autre chose (en fait je veux de l'ancien, mais non, mais si, mais pas ce quartier, mais ici c'est pile comme j'ai demandé mais j'aime pas). Même à distance on repère d'un coup d'oeil les endroits où on se verrait vivre, ceux qu'on n'envisage même pas. On repère son nid. Alors oui, c'est très gentillet, facile, cliché, etc, mais je préfère les projets maison avec budget que le champagne à gogo. Peut-être un côté "paysan bourgeois terroir", chez moi. Sûrement. 

- et enfin, décidément M6 est notre amie aujourd'hui, E=M6 en replay avec mon fils ce midi. Il a sept ans et est FAN de cette émission, courte, facile d'abord, intelligente et à la fois pédagogique sans être trop creuse (oui, les enfants entendent des termes comme polymères et réticulaire; ils oublient peut-être mais on les confronte à des notions). Le thème du jour : les jeux à la mode du genre billes hydrophiles (ça existe ???) et sable magique. Carton plein pour ce dernier sujet : j'en ai déjà vu en boutique, jamais acheté, bien qu'une amie m'ait dit que les enfants adoraient. Je n'aime pas trop investir dans les loisirs créatifs. Toujours une impression de gâchis : ça coûte des sous, ça en met partout, ça te fabrique à la fin un truc moche que tu es obligée de garder sinon les enfants pleurent, à moins qu'ils n'aient pas aimé du tout et la boîte reste dans un coin. Bref ! Et là, solution : l'émission te donne une recette maison pour le sable magique. Génial ! hyper simple. Re-génial ! :
- une dose d'huile
- cinq doses de farine.
Actuellement, au rez-de-chaussée, mon fils est donc en train de jouer au sable magique. On a pu faire ça spontanément, sans matériel spécial, il a sorti les outils de pâte à modeler pour compléter. Bonus :
- composition bio (je n'ai que de la farine et de l'huile bio, sinon on aurait liquidé l'autre, à vrai dire)
- ça nourrit la table en bois sur laquelle il joue et que je suis obligée de passer à l'huile de temps en temps (j'aurai juste à la frotter partout avec une boulette de pâte ! pratique !)
- quand la pâte aura fait son temps, on pourra toujours la lancer dans l'enclos des poules. Farine, huile… elles s'en délecteront.
Et un petit garçon ravi : on lit le livre des Zenfants zéro déchet en ce moment et il est content de trouver des solutions probantes !
      
     Ceci étant dit, passons à mes livres sacrés, parce que les écrans, ça va bien un temps !

lundi 16 avril 2018

Embusqués

     On ne peut pas, toujours, activement se souvenir de tout. Ou alors au prix d'un effort épuisant. Ou alors pas moi. Je préfère quand c'est indolore. A choisir…pour un résultat identique…
     La technique que j'adopte, souvent, est de placer les objets sur mon passage. Je dois faire des photocopies, au travail ? Sur mon bureau, je pose ma carte sur mon jeu de clés. En sortant je prendrai forcément les clés, je verrai forcément la carte. A la maison, même technique : 
      Le panier "des poules". Un petit panier qui sert à aller ramasser les oeufs et que je n'ai plus jamais besoin de prendre, d'ailleurs, depuis que le renard nous a mangé cinq des sept poules. Passons. Ce panier est associé à elles dans notre esprit. Sa place est derrière la porte, pendu à un crochet. Dorénavant nous renfermons les deux survivantes dans leur poulailler chaque soir (rapport au renard…). Tant que le panier traîne sur ce coin de meuble, hors de sa place, nous savons qu'il faut aller le faire. Il y a toujours un moment le soir où nos yeux tombent dessus (bon…à 21h30 hier. Mieux vaut tard que jamais).
     

     Les repas. En bas, le sac à langer de mon fils, surmonté d'une pochette plus ou moins isotherme qui contiendra son déjeuner. (On l'a eue en cadeau dans je ne sais quelle manifestation sportive, et la blague c'est que je ne suis pas sûre d'avoir jamais acheté d'Orangina dans ma vie). Au-dessus le sac qui me sert à apporter mon déjeuner au travail. Je n'oublie jamais les repas car ces sacs restent "pendus" à la poignée du frigo, du congélateur plus exactement, les matins où on doit les prendre, et franchement, c'est juste impossible de les louper. Impossible.
     Ce sac à langer, et tous les sacs d'ailleurs, finissent toujours sur le siège passager de ma voiture, à l'avant. Toujours. Je me souviens de ces accidents de bébés oubliés dans les voitures par grande canicule, de ces drames. Je me souviens m'être dit : ça pourrait tellement arriver à n'importe qui. Ne compte pas seulement sur ta mémoire. Rends l'accident impossible. A présent, j'ai toujours sur le siège, avec mon sac à main, mon sac à pique-nique, mon sac de travail (bon, au pied du siège pour ce dernier sinon on manque de place, il faudrait un canapé), le sac à langer et les sacs d'école. Même si un des enfants s'endormait en voiture, même si je prenais le chemin du travail, même si… au moment de descendre de voiture je verrais le sac, l'anomalie, je saurais. Un des avantages de ne pas pouvoir covoiturer. On va dire.

dimanche 15 avril 2018

Rush

Pourtant, j'en ai, du temps.
Tout un week - end de trois jours.

Oui mais voilà : deux jours et demi avec 3 enfants non stop et un conjoint, signifient zéro chance ou presque de faire quoi que ce soit sans être interrompue une/deux/cinq fois. Même remplir le pot à farine, j'ai dû m'y reprendre à trois fois. Ajoutez à ça un esprit qui empile tout et pense à tout en mélange, vous obtenez une sorte de Shiva,  une action entamée par bras, bien peu finies.

Je m'épuise !

mon motto : une chose à la fois. Je voulais le faire en janvier,  j'ai pris le temps,  mais les habitudes sont dures à rectifier.

Et parfois je fois m'arrêter et prononcer à haute voix : J'épluche les carottes. Ça m'aide à prendre la minute suivante à ne faire qu'éplucher les carottes.

Oui. Je sais. C'est peut - être grave pathétique idiot. Mais là on parle de celle qui lit dans son bain et entame quinze livres de front.  (Oui. Quinze. En vrai).

lundi 9 avril 2018

Intolérante

     Parfois, je me dis que je suis pénible.
     Tant pis. C'est comme ça. 

     Passer le week-end à dire aux enfants de faire moins de bruit, de parler moins fort, de ne pas crier. Finir par le leur crier en absurdité totale.

     Intolérante au bruit.

     M'énerver contre l'homme qui critique le fait que le petit est dans le bureau, oui mais je devais transporter la poêle de la cuisine au poêle à bois, et ne peux pas le faire avec la barrière fermée, ni laisser le bébé en haut des petites marches, en bas c'est toujours moins dangereux. Lui, il ne fait que passer, il s'en fout, il part au tai chi, il ne s'occupe pas du dîner. Et comme je ne supporte pas d'expliquer, de répéter, je l'envoie bouler. Et je suis encore énervée.

     Intolérante à devoir m'expliquer. 

     Je suis peut-être insupportable ?

     Peut-être.

     On dira qu'en prendre conscience est un début. Ou une fin. Ou rien !

mercredi 4 avril 2018

Crêpe

     L'aliment le plus anodin qui soit en France. Celui de moments en famille, sereins, partagés, parce, bien sûr, on fait des crêpes pour plusieurs. Et puis hier matin deux collègues me racontent l'histoire de ce petit garçon mort d'avoir mangé une crêpe.
     Insoutenable.
     Ce qui s'est passé est absolument insoutenable. Pour ce pauvre petit garçon de six ans, qui avait la vie devant lui. Pour ses parents, sa mère qui le voit mourir dans ses bras suite à une simple erreur. Pour son enseignante qui fait un geste anodin, amical même, probablement dans un moment de distraction (proposer une crêpe à un enfant qui reste peut-être en retrait, pendant un carnaval), du moins pour quelle autre raison ? Pour tout l'entourage, la famille, l'école, tout le monde. 

     Les parents accusent la maîtresse. Ils ont raison. Non parce qu'elle est coupable, mais parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire pour l'instant. Seule la colère peut leur donner un semblant d'action. Parce qu'il n'y a plus rien d'autre à faire. Parce que la seule chose à faire dans cette histoire est d'exprimer sa rage. Si ce petit garçon s'en était sorti, auraient-ils seulement fait un procès à la maîtresse? J'en doute. Ce n'est pas ça qui est en question.

     Et puis, cette étape passera et le chagrin sera là, dense, palpable. J'ai la chance de ne pas connaître ça. Je ne sais pas de quoi je parle. Pourvu que ça dure et pourvu que ça dure pour le plus grand nombre possible de gens.

     Mais je suis prof, aussi. Et je repense à cette maîtresse. Je m'imagine bien dans sa tête. Un moment d'égarement, d'oubli, on en a tous, non ? On part chercher quelque chose dans la pièce d'à côté, on ne sait plus quoi. On pose un objet, mais où déjà ? On laisse déborder une casserole alors que… Je ne cherche pas à la défendre, ne sachant rien de ce qui s'est passé de toute façon, et puis c'est à la justice de trancher. Mais honnêtement. On a tous des distractions. Je l'imagine, voyant cet enfant un peu en marge pendant une fête, lui proposant quelque chose, comme ça, spontanément, sans réfléchir, parce qu'en fin de journée parfois la tête bourdonne surtout avec des tout-petits et on a mille sollicitations à la fois. Et puis ce malentendu, ce petit bonhomme qui en mange des crêpes à la maison, qui se dit que si maîtresse lui propose c'est qu'il a le droit, cette confiance. Mais maîtresse s'est trompée. 

     Ce terrible quiproquo.

     Je sais ce que je penserais à sa place. Je me rejouerais la scène mille fois. Je prierais pour que quelque chose, n'importe quoi, soit venu s'interposer entre cette foutue crêpe et ce petit élève. Je me maudirais, me demanderais comment ça a pu se produire, comment j'ai pu oublier, je me traiterais de tous les noms, même pas, trop abattue, je me dirais que la base de mon métier est de les rendre vivants à leurs parents le soir et que même ça j'ai pas réussi. Et je serais triste au-delà des mots, coupable au-delà de l'imaginable. Tuer par erreur. Tuer un enfant. Je compatis sincèrement avec elle parce que ce qui s'est produit est trop horrible pour que ça puisse exister. Et qu'on n'est jamais si loin que ça de l'erreur. On a surtout beaucoup de chance que peu de nos erreurs deviennent fatales.

     Il y a deux ans j'étais prof principal d'un élève allergique à l'arachide. J'avoue ma lâcheté : j'ai été soulagée quand l'année s'est finie, en me disant que voilà, je n'étais plus le-prof-de-référence-qui-devait-réagir-en-cas-d'urgence. En même temps soyons clair, au collège on n'est jamais seul, il y a les collègues, les AED, une infirmière la moitié du temps, en cas d'urgence une seringue attendait à la vie scolaire. 

     Le type de seringue qui aurait peut-être sauvé ce petit garçon si…

     Mon élève avait 13 ans et davantage l'âge de mesurer, de se protéger. Mon année à moi s'est terminée. Celle de ses parents, la sienne, jamais. L'allergie est toujours là, avec sa menace profonde. L'année d'avant il s'était senti mal en cours. Il n'avait rien mangé d'interdit. D'autres personnes avaient mangé quelque chose à base de cacahuète et la simple odeur commençait à le faire réagir. Imaginez. Imaginez se prémunir de ça. Comment font les allergiques pour traverser toute une existence sans accident? Cela paraît incroyable.

     Et à présent on fait quoi ?
     On est pragmatique.
     On préconise pour chaque enfant allergique aussi gravement un stylo seringue dans ses affaires, à portée de main, dans la voiture, à la maison, proche de là où il est, à l'école. Mais aussi, mais surtout, on forme les personnes qui ont affaire à lui. On nous a montré la seringue, cette année-là. J'ai juste prié pour ne jamais devoir l'utiliser. Je ne me suis pas sentie apte. Moi je crois qu'il faudrait fabriquer des stylos-seringues "à blanc" et nous faire les manipuler contre, je ne sais pas, un carré de mousse, n'importe quoi. Ce n'est pas quand on est en pleine urgence vitale qu'on a le temps de lire le mode d'emploi. Je me dis qu'entre cette crêpe et l'arrivée des pompiers, si ce stylo était intervenu, peut-être… peut-être.

    Que ce petit garçon serait aussi anonyme qu'avant. En train de dormir dans son lit.
     Que cette mère aurait passé un week-end serein à le voir chercher des oeufs en chocolat sans lait.
     Que cette maîtresse, peut-être mère de famille, n'aurait pas vécu le pire moment de toute son existence.
     Que ce serait réparable.


jeudi 29 mars 2018

Choix

     
Le carrot cake de l'autre jour : à peu près bio, fait maison, et les carottes 
en décor  cochent toutes les cases (je suis allée les cueillir dans le jardin)


Je suis retournée hier au petit marché bio. Ses cinq ou six stands sous les grands arbres. Sa petite clientèle pas pressée. Des courses très restreintes mais reposantes : j'ai pu acheter des saucisses, du gésier, une sorte de pâté et du fromage bio, local, sans emballage (en insistant un peu au dernier stand où le monsieur n'a pas l'air de connaître le concept de tare… faudra que je lui explique la prochaine fois).
     Reposant car, quand on y pense, faire des courses est un arbitrage permanent. Je comprends les gens qui règlent la question une bonne fois pour toutes, font un plein au supermarché et basta. Ce n'est pas forcément la solution idéale. Elle élimine pourtant une énorme complication.
     Mais cette complication en vaut la peine aussi. 
    
     Quelle serait mon alimentation idéale ? J'ai noté deux, trois critères l'autre jour et la liste s'est dangereusement allongée. Le cas est plus grave que je ne pensais. Acheter à manger en toute conscience c'est regarder si le produit est : 

bio ou pas
local ou importé (de loin ?)
artisanal ou industriel
brut ou transformé
sans emballage ou (sur)emballé
achat direct ou avec intermédiaires / par internet
réfléchi ou impulsif
un besoin ou une envie (réelle ou fausse ?)
éthique ou non
d'occasion ou neuf, pour des objets
de saison ou hors saison
sain sur le plan nutritionnel ou pas

Au secours, ma charge mentale ! pour chaque produit, chaque aliment, il n'y a pas LA réponse, il y a ce curseur qui oscille sur cette vaste ligne multicritère entre "il me convient" et "ça ne va pas". Rares sont les produits qui cochent toutes les cases positives. Tout est question de nuances. 

J'ai réglé une partie de la question en décidant que tel, tel tel produit, c'était oui, ou non. Le lait et le beurre sont toujours bio chez nous. Mais de supermarché. Trop compliqué autrement. Avec toutes les réserves que cela comporte sur le plan éthique. Faire des courses veut dire se poser la question pour chaque produit. 

OU ne rien se poser du tout et prendre au fil de l'eau. 

C'est moins fatigant, évidemment.

Mais...

dimanche 25 mars 2018

Envie

     Je relis beaucoup autour du zéro déchet aujourd'hui. Je regarde des vidéos. Je vais voir, une fois de plus, les photos de Béa Johnson, sa maison, si épurée. J'admire comme on admire un ascète : tant de rigueur. Et pourtant la vie.
     Comment fait-elle ? Non pas pour en être arrivée là. Je conçois. C'est un long chemin, qui demande de la réflexion, mais je peux le comprendre. Ce que je n'arrive pas à saisir est : comment fait-elle pour ne pas avoir d'envies matérielles? Jamais ? Ou pour y résister ? Est-ce que toute envie matérielle est au fond une erreur ? Possible. Mais c'est si loin, si loin de ce que je suis. Et pourtant j'ai avancé ! Mystère. Suis-je un jour capable de me détacher des envies matérielles ? Ou est-ce cuit dans l'oeuf par nature ?
     Allez. D'accord. Je POURRAIS ne pas POSSEDER de livres. A condition de pouvoir les consulter tous automatiquement sur simple demande. La liseuse permet un peu ça. Mais on ne lit pas tout avec profit sur liseuse. 
      il y a loin de l'effort au résultat. Voudrais-je un intérieur minimaliste d'ailleurs ? Pas forcément. Mais plus d'air. Du moins.

vendredi 23 mars 2018

Gourmand

     J'adore le principe du café gourmand. De multiples choses à déguster autour de l'inévitable café. Mais souvent, on retrouve un café entouré de peu : quelques bricoles assez ordinaires. Un petit morceau de gâteau au chocolat, un biscuit, un macaron sec. C'est déjà très agréable.
     Hier, après la manif, nous avons atterri dans un petit restaurant de centre-ville. Une dizaine de collègues. Et un café vraiment gourmand. Morceau de gaufre sauce chocolat, chantilly, tranche de mangue, tranche d'ananas, biscuit noix de coco, mousse fraîche à la mangue, toute petite tartelette à la fraise.
      On devrait imaginer un restau conçu tout entier sur ce principe. On trouverait l'équivalent du café gourmand pour chaque plat : quatre mini entrées, cinq mini plats… je suis sûre que ça fonctionnerait très bien.

vendredi 16 mars 2018

Inertie

     Hier soir, mon homme voulait regarder une série policière sur France 3. Bon, pourquoi pas. A la fin du premier épisode, il est allé se coucher, non parce qu'il s'ennuyait, mais parce qu'il avait trop sommeil. Il regarderait la suite en replay. 
     Je suis restée assise sur le canapé, à bidouiller sur ma tablette, pendant un morceau de l'épisode 2. Jusqu'à ENFIN réagir. Je n'aimais pas cette série. Elle était bien faite, pas inintéressante, mais je n'avais juste pas envie de ces choses sordides, des actes de violence, des malentendus, toute cette dose de culpabilité fictive.
     J'ai mis un moment à comprendre qu'il était temps d'arrêter. De zapper. Puis d'éteindre.
     Pourquoi être si passive face au désagrément ? Pourquoi se laisser polluer ? Est-ce que je fais souvent ça ? Je ne saurais dire. Je vais le surveiller, désormais.

mardi 13 mars 2018

Etapes

         Cela peut paraître compliqué de faire simple, parfois. Tout est question de décomposition… d'étapes, en somme. 
     Nous recyclons le maximum de choses. La poubelle ordinaire est accompagnée de la corbeille de tri (verre et autres recyclables), du poêle à bois (allumage du feu avec l'excédent de papier) et du composteur. Celui-ci est dehors, à trente mètres. On l'a doublé d'une poubelle de compost à la porte (quatre mètres). Et très vite, on a ajouté un réceptacle à épluchures, parce que quand on est en pleine préparation de recette, même quatre mètres, c'est trop. J'ai fini par investir dans cette poubelle de salle de bains qui est juste PARFAITE. Hermétique, jolie dans une cuisine, très grande contenance, facile à rincer, et la queue de cerise comporte un couvercle intérieur et permet de compacter le contenu. Ah, ajoutons sur le plan de travail toujours le récipient des poules : tous les restes alimentaires défraîchis ou les épluchures qu'elles aiment partent au poulailler.

     Dans le même état d'esprit, malgré un effort certain sur la composition du menu, je n'avais pas résolu le gâchis. Encore des excédents, des mal gérés. J'ai enfin trouvé. J'ai ajouté une étape. Je continue à prendre la liste des menus type, à les noter sur le tableau effaçable, à établir la liste de courses, à la reclasser par ordre de passage dans les rayons avec une estimation de prix. Mais hier, avant de faire les menus, j'ai fait une anti liste de course (au dos de la vraie) : j'ai noté tout ce qu'on a à la maison et qu'on doit manger en PRIORITE. Des restes, des aliments frais, des légumes défraîchis. Hier soir la salade composée a sauvé un reste de poivrons, les pâtes un fond de tarama, les oranges molles et le mascarpone entamé ont fini en charlotte à l'orange (et en plus c'était vraiment bon). Faire les menus devient encore plus long mais j'ai l'intuition que c'était bien là le chaînon manquant : faire le tour du frigo, des placards, et NOTER tout ce qui est là et qui doit passer en priorité. La mémoire n'y suffit pas !

mercredi 7 mars 2018

Injonction

     Le temps passe, je grandis… à moins qu'à mon âge il ne soit temps de dire : je vieillis. Pour autant, m'assagir, pas sûr. On débusque différemment les intentions. Elles pleuvent.
     Intentions commerciales, regard des autres. Tous ces moments où les phrases commencent par "il faudrait". 

     Ces phrases me gonflent !
     Il faudrait que je médite tous les jours. Il faudrait que je boive plus d'eau. Il faudrait que j'achète bio. Et local. Et sans déchet. Il faudrait ne pas consommer car ça pollue. Il faudrait consommer car tu te rends compte les magasins qui ferment ? 
     Allez tous jouer dans le mixer (comme dirait le Calvin de la BD Calvin et Hobbes).
     La méditation, ça m'emmerde. Je finis par trouver suspect le nombre de recommandations en ce sens. Bien sûr que c'est quelque chose de formidable. L'escalade aussi, c'est génial. Pour celui qui aime. 
     Les fruits et légumes oui, mais sans pesticide, mais le magasin du coin te les refile en provenance d'Argentine et emballés de plastique. Ah mais tu devrais aller au marché bio… C'est sûr. Cela m'oblige à faire les courses en quatre fois sur une semaine. 

     Je ne fais pas les choses bien. Je fais les choses comme je peux. Et ça ira comme ça.

     Et je boirai quand j'aurai soif.

dimanche 25 février 2018

Sommeil

Vacances.

Deux nuits de suite à dormir à volonté. Ou presque. Quand on a des enfants les volontés se mélangent. Mais tout de même, huit heures, facile. Au réveil, le léger mal de dos d'avoir passé tant de temps au lit.

Et puis tout à l'heure, sous la couette avec ma liseuse pour continuer, finir bientôt L'Assommoir de Zola, sommeil à nouveau. Repousser les coussins. Se lover. Sentir la conscience flotter. Remonter à la surface, d'un coup, un quart d'heure plus tard peut-être ? Parce que ça y est. Le somme est passé.

Un luxe absolu.

L'Assommoir. Pas lu depuis si longtemps, vingt ans peut-être. Je n'en avais gardé aucun souvenir à part que c'était bien. La pauvre Gervaise, pas aidée par le sort. Comment corrompre une bonne nature. Comme on voudrait l'aider. La petite Lalie battue comme plâtre. On voudrait se consoler : c'est de la fiction. On se raisonne : Zola n'a pas eu besoin d'inventer bien loin. Il y a eu, il y a sûrement encore des Gervaise et des Lalie.

jeudi 22 février 2018

Relire

     Parmi les ouvrages empruntés samedi, Relire, de Laure Murat (éditions Flammarion). Je l'avais pris dans ma moisson précédente, ouvert vendredi matin, découvert qu'il m'intéressait vraiment mais pas pu dépasser la page 170 d'ici le soir. J'ai courbement attendu que la bibliothécaire passe avec son petit chariot, le dépose dans le rayon, pour le reprendre, l'air de rien. Non qu'il manquera à quiconque, j'imagine. Mon forfait sera oublié au prochain retour.

     J'ai toujours beaucoup relu. Enfant, il me semble que nous avons tous le réflexe de recommencer ce qui nous plaît. Revoir un film, relire un livre, revivre le moment rituel de plaisir. La relecture dans mon cas était aussi commandée par le nombre limité de livres qui ont pu m'entourer à un moment, j'imagine. Je me souviens avoir scotché une feuille supplémentaire dans le cahier d'emprunts à l'école, lisant un à un tous les livres disponibles de la classe. C'était en CM1, peut-être. Je me souviens, en CE1, finir plus vite que tous le monde les exercices parce qu'après, on pouvait aller lire seul au fond, dans le coin bibliothèque. A la maison, très peu de livres d'enfants. On n'en achetait guère. On n'achetait rien, globalement. J'ai été sauvée par mon insistance à m'inscrire à la bibliothèque municipale. Dès lors, chaque samedi après-midi, le ballet des livres se faisait. Trois ou quatre par semaine, je suppose. 

     Relire a toujours été évident. Relire pour retraverser le plaisir, retrouver les personnages qu'on a bien aimés. Relire pour débusquer les petits détails qui nous auraient échappés à première découverte. Mais relire trop souvent fait "rétrécir", je l'ai largement éprouvé. On finit par épuiser la matière brute. Sauf en littérature, naturellement, la grande, où les mots sont la matière, plus que l'intrigue, et portent un terreau infini. C'est peut-être à cela qu'on reconnaît un livre précieux. L'envie de le relire ne passe jamais. 

     J'ai relu ensuite pour des raisons scolaires, universitaires, professionnelles. Peut-être ma mémoire est-elle médiocre. Mais je peux affirmer, après quatre, cinq, six lectures du Malade Imaginaire, que j'aurais encore besoin de le relire ou revoir avant de le faire étudier. Comment peut-on connaître une oeuvre en une lecture? Si certains y parviennent, ce don m'échappe. Comme ces personnes qui reviennent de l'étranger et disent : "On a fait la Thaïlande". Fait ? La case est cochée ? Vous avez tout vu, tout vécu ? On peut rayer le pays de la carte ?

     Je n'aurai jamais "fait" la Recherche de Proust, bien sûr. Mais je n'aurai jamais fait tout livre m'ayant suffisamment procuré de plaisir pour que je veuille le retrouver un jour, après un temps d'oubli.

     La lecture est infinie.
     Belle nouvelle !

dimanche 18 février 2018

Razzia

     Je n'ai même pas essayé de me limiter. Quand je passe le seuil, je sais que la quête n'aura d'autre limite que le temps imparti et la taille de mon sac.
     J'ai déambulé dans les rayons et pris absolument tout ce qui me tentait. Tout. Sans même me demander si c'était raisonnable, si c'était le bon moment. J'ai rempli mon sac à l'instinct, sans limite, sans complexe. Tiens ! intéressant ça ! je n'y avais jamais songé ! allez hop. Dans le sac.
     Au bout d'un moment, le sac a pesé et j'ai fait une pause pour compter. Oh oh. Plus beaucoup de marge. Il était temps de penser aux enfants.
     Je suis donc passée dans leur grand rayon dédié, ai sélectionné ce qui me semblait pouvoir leur plaire.
     J'avais atteint les limites. Celles du sac et celles de ce que mes bras pouvaient porter. Je suis allé enregistrer les nombreux fruits de ma quête à la borne automatique.
       Coût : 20 euros. Pour un an.
       Et quinze documents.
      J'aime, j'adore, j'adule les bibliothèques. On y trouve de tout. Ce qu'on voulait, ce qu'on ignorait, ce qu'on pensait ne pas pouvoir, ne pas vouloir. Tout est disponible, autorisé.
      Un livre sur la relecture, un roman de filles, une méthode pour apprendre le russe en trois semaines, un magazine photo pour l'homme, un livre de dinosaures pour le grand.
     Et j'en passe !
     Je n'ai aucune velléité de frugalité à la bibliothèque. C'est l'abondance à portée de carte.

dimanche 11 février 2018

Repli


      Chez nous, il ne neige jamais.
     Mais jamais.
     Quelques flocons dans l'air une fois par an, et encore, pas toujours. Un peu de blanc dans les chemins, à la limite. De la vraie neige, non. Jamais. La dernière fois, j'ai fait un igloo avec une amie, on s'était bien amusées. C'était il y a douze ans. Je le sais : il y avait les Jeux Olympiques d'hiver. Et vu le lieu où nous vivions, ça nous ramène bien à douze ans.
     Autant dire que la semaine écoulée a eu de quoi surprendre. Du bon et du moins bon. Le bon : l'école d'un de mes fils n'était pas accessible, ça m'a évité les noeuds au cerveau pour savoir si je-devais-aller-au-travail-la-peur-au-ventre-sur-route-gelée ou pas. Un enfant à la maison : je reste. Point. Le moins bon : les collègues un peu contraints de venir, le mot d'ordre de fermer l'établissement étant resté du cas par cas, et coincés sous la neige…pas terrible.
     Elle a fondu. La vie est redevenue plus simple. Mais quand même c'était beau. Le silence particulier du paysage enneigé. Le petit crépitement des flocons quand ils tombent. 
     Le goudron est de retour. Du blanc au noir.

jeudi 8 février 2018

Incertitude

     Je n'ai rien contre la neige. Je regrette même de la traiter avec une certaine ingratitude : on t'annonce qu'un phénomène exceptionnel par chez nous va se produire, il transforme toutes les laideurs ordinaires en sublimes compositions blanches et on se plaint à cause de la route ! Si la neige pouvait tomber exclusivement sur le bas-côté, tout irait bien.

     Cette année je suis "sauvée" par les enfants. Pas de car mardi. Le second est dans une école à sept kilomètres. La neige couvrait le sol. Hors de question que je le balade en voiture dans ces conditions. La question du "je pars au travail ou pas" était donc résolue par sa présence à la maison.

     La question se posait à nouveau pour ce matin : un gros gel, a priori, mais la neige a fondu sur ma route, du moins.
     Verdict tombé hier soir : pas d'école pour les enfants. Elles sont fermées, tout simplement. Mon homme travaille à cinq minutes et verra s'il peut rouler ou non. Moi, rien de possible avant qu'il rentre à midi : si ça a fondu, là oui, je pourrai partir.

      Autant dire que tout cela est joyeusement confus.
     Il neige encore demain, on n'en est pas sorti. Heureusement c'est un jour où je ne travaille pas. Je vais donc rester là et les enfants avec, je pense. Mon rendez-vous chez le dentiste à annuler probablement.

     Tout ceci n'est pas bien grave. Seulement, ce sentiment de doute, d'hésitation, "j'y vais ? non?" est usant. Je ne le supporte pas. Heureusement que l'école des enfants a tranché pour moi !

dimanche 4 février 2018

Poubelle

     Nous avons pris la décision il y a trois semaines.
     Notre poubelle allait être changée.
     En cause, la vieille-toute-abîmée qui séjourne à la porte, côté jardin, pour récolter ce qui est destiné au compost. Le vent a arraché son couvercle : pas pratique. Bon. On aurait survécu, n'est-ce pas. Mais moins pratique. Nous nous sommes dit qu'acheter une poubelle neuve pour la laisser dehors, dommage. Autant changer celle de la cuisine, bonne qualité, qu'on a depuis dix ou douze ans, par le même effet redonner un coup de peps visuel à la cuisine et récupérer cette poubelle plus grande, fiable, pour le compost.
     J'ai écumé les boutiques vers chez nous. Nous vivons dans une petite ville (15 000 habitants, environ) et les fournisseurs de poubelle sont peu nombreux. Je n'ai pas trouvé ce que je voulais. Une Brabantia parce que la précédente en est une, très simple, très fiable, garantie dix ans. Une couleur crème pour égayer la cuisine. Voilà qui coûte un bras mais, étrangement, je n'ai pas de problème avec ça. Payer 112e une poubelle est en soi stupide. Payer 112e pour un objet volumineux, qu'on voit tous les jours, qu'on actionne plusieurs fois par jour, mais faire en sorte qu'il nous plaise toujours autant et n'aie jamais besoin d'être changé d'ici quinze ans, me semble finalement une affaire rentable. Ne jamais lésiner sur la qualité si tu es sûr du résultat, c'est mon credo. Après, on enterre le dossier poubelle pour l'éternité. Je ne pense pas avoir de pulsions de poubelles tous les deux ans, très sincèrement…
     Et puis, commande sur Amazon. Pas mon idéal marchand, pas trouvé autrement, à part faire 100 bornes en voiture, et encore. Retard du colis. Long retard du colis.
     Il a fini par arriver hier. 
     Pour mon anniversaire.

     Univers, tu m'as envoyé une poubelle pour mon anniversaire.
     Le message, tu m'expliques ? 

     Il va falloir faire le tri. Prendre le temps d'en jeter. Eliminer l'inutile, l'encombrant.
     D'accord. Je note.

    En attendant j'ai pu aller à Paris vendredi, j'ai pu retourner à Orsay et je confirme : visiter, ce n'est pas inutile, encombrant. Quelle merveille que l'art. Cross, Morisot, Van Gogh. Monet. 

     Des merveilles à moins d'une heure de la maison.

     Quelle chance.

mardi 30 janvier 2018

Alerte

     Dimanche soir, pas moyen de m'endormir.
     J'étais inquiète. 
     Mon grand ne se plaint jamais d'être malade. Quand il se plaint, on a tendance à multiplier les symptômes par deux pour évaluer son état réel (pour le petit, si on l'écoute, on voit qu'il faut diviser par douze ce qu'il nous raconte au contraire…).
     Dimanche, il n'était pas bien. Des frissons, une grande fatigue. Rien de grave, mais quand même. Très inhabituel chez lui. Le soir, couché, il s'est mis à gémir dans son sommeil. Trop chaud, pas bien.
     Je me suis dit : ça y est. La grippe a débarqué. Pas moyen. Reste à attendre la fièvre. Et si les petits frères l'avaient aussi ensuite, comment les protéger ? Et comment faire demain pour le travail ? Et si on l'attrape, nous ?
     Et l'esprit bouillonnait. Les vieilles angoisses, les questions. Ces petites choses qui remettent tout à plat : tu sais à quoi ta semaine va ressembler, tu introduis le facteur "virus" et il faut rebattre toutes les cartes. Sans parler de mon angoisse viscérale : et si jamais je me sens trop mal, comment m'occuper des enfants ? Surtout mon bébé qui a un an et quelques et à qui je ne peux pas dire : pour cette fois, va prendre tout seul un goûter dans le placard, je reste allongée.
     Hier matin, crevée par mon début d'insomnie, j'ai attendu leur réveil avec fatalisme et résignation.
     Mon grand allait bien. 
     Incroyable.
     Il allait bien ! 
     Tout s'est passé normalement. Je les ai déposés à la garderie et suis partie au travail. Là-bas, l'exultation d'être là, comme prévu, et non pas à m'inquiéter auprès d'un enfant fiévreux. Je me suis dit que c'était une astuce du sort. Une façon de me forcer à trouver GENIAL d'avoir pu aller travailler.
     Quelle chance ! tout était normal !

(bon après, cette nuit, j'ai rêvé qu'un tigre vivait chez moi et qu'il fallait s'en débarrasser, je ne sais pas si mon esprit s'est bien remis de l'épisode…)

mardi 23 janvier 2018

Amis

     Il est parfois bon de se séparer de ses amis.
     J'avais depuis longtemps ce coffret de Friends, acheté à une période où j'avais dû me dire : comme ça tu les verras tous / tu les regarderas en anglais / tu… Je n'ai jamais regardé ce coffret, ou si peu. Au fond ou bien il a vieilli ou bien c'est moi. La série est sympathique mais j'ai découvert que je ne supportais pas un détail : les rires enregistrés. Tout le temps. Docilement. On te commande à quel moment tu dois trouver ça drôle. Insupportable.
     J'ai déposé hier le coffret dans la boîte de troc du travail. J'avais déjà enquêté : sur Momox, on me le reprenait pour 52 centimes d'euros. Autant faire plaisir à quelqu'un. Quand je suis repassée devant la boîte, le coffret avait disparu. Tant mieux. Un poids en moins pour moi, de bons moments pour quelqu'un d'autre. Il faut savoir renoncer plutôt que s'encombrer de ses erreurs de jugement !